J'AI DEMENAGE
Pour de simples raisons de mise en page pour cause de mode avancé, et malgré les retouches apportées, ce blog reste bancal... Et puis, j'ai eu envie de tourner une page et d'en ouvrir une autre. Vous pouvez me retrouver à cette adresse, désormais. Je vous dis à tout de suite !
http://quinquavita.canalblog.com
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LA BRETAGNE à PARIS

Depuis le 27 avril, les bretons invitent les parisiens à faire la fête au Jardin d'Acclimatation du Bois de Boulogne. Fest-deiz, danses, chants et plaisirs gourmands sont au programme jusqu'à dimanche seulement. Amateurs de crêpes, de biniou et de folklore armoricain, dépêchez-vous !



Dimanche, j'ai succombé aux chants des sirènes et bravant une météo un peu incertaine, je me suis rendue au Jardin d'Acclimatation, lequel a hissé les couleurs bretonnes (gwen a du) en ce printemps frileux. Galettes bretonnes pur beurre, sardines à l'ancienne, marinières made in Breizh, cidre et crêpes, bien entendu. Pourtant... un bémol. Je n'ai pas retrouvé l'ambiance festive de la Breizh Touch 2007 sur les quais rive gauche de la Seine en plein coeur de Paris... La faute à la crise ou à la météo ?




La faute aussi, aux ponts du mois de mai car la petite formation des bretons de Sartrouville (78), en aparté et en coulisses, s'avoue épuisée d'avoir seule à entrainer les parisiens à danser la ridée. Ce petit groupe, vêtu de bien beaux costumes, s'exécutent malgré tout avec le sourire, sur une démonstration enlevée de danses traditionnelles. Les bretons de Paris se sont fait la belle au pays pour la plupart et, le Bagad de Carhaix certainement amputé, lui aussi, de quelques-uns de ses éléments a des couacs. On en rit et c'est tant mieux



Abstraction faite de ce maudit paon qui m'a un peu gâché la fête, j'ai passé une très belle après-midi en Bretagne à Paris ! Fest-deiz et fest-noz à revivre très vite, une autre année sous un printemps moins froid et moins pluvieux ! "Kenavo ar vechal !" Les régionaux de mon blog traduiront....
Jardin d'Acclimatation de Paris - Bois de Boulogne - 75116 PARIS - Métro Sablon- Ligne 1 - entrée 3€
MERCI POUR le CHOCOLAT !

Ou comment un paon m'a réconciliée avec le chocolat d'Angelina...
Jardin d'Acclimatation du Bois de Boulogne et sa volière. Sur l'instant, je trouve sympa ce paon en liberté sur les pelouses. Lui et sa femelle, immaculée. Sur l'instant, seulement sur l'instant car l'animal pourchassé et irrité par des enfants facétieux d'un coup de queue rageur s'en est pris à moi. Combien de personnes, un dimanche au Jardin d'Acclimatation et pourquoi moi ?... Là, est ma question. Le coup me claque sur la jambe avec la même intensité qu'on coup de fouet et me porte au coeur. J'ai besoin d'un remontant. Pas d'alcool sur la ligne d'horizon. Je me rue donc chez Angelina pour un chocolat !
C'était l'an passé. Une morne journée de janvier, après fêtes, où le personnel du très sélect salon de thé sur la rue de Rivoli bat la semelle à attendre le client. Je suis entrée pour une dégustation de ce célèbre "Africain" dont mes filles m'ont dit tant de bien. Je suis déçue. Je trouve le lieu sombre et coincé, le personnel arrogant, le chocolat tiédasse et écoeurant. Un billet paru sur mon blog d'alors soulèvera une vague d'indignation...
Angélina au Bois de Boulogne tient davantage de la guinguette avec sa terrasse en bois et en sous-bois. Si le cadre reste raffiné, il est plus clair, plus gai, peuplé d'enfants et non de bimbos ou de douairières... Certes, on pourrait déplorer que le noir breuvage soit servi dans un gobelet en carton avec une paille mais il y reste au chaud plus longtemps. C'est moins onéreux de surcroit.
Bref, me voici réconciliée avec le chocolat de chez Angélina mais définitivement fâchée avec ce paon couard et orgeuilleux qui m'a laissé sur la jambe une estafilade et un hématome très raccord avec son plumage. Heureusement, que j'étais en jean ! Mais rétrospectivement, je réalise que ce coup douloureux aurait pu être porté à hauteur du visage d'un enfant. Est-ce bien raisonnable de laisser ce volatile en liberté en dehors son enclos ? Et, merci pour le chocolat !
SALE GOSSE !
Vous imaginez bien qu'après mon coup de gueule d'hier...


... Je ne pouvais pas reprendre le cours tranquille de mes publications, ni même mettre en ligne, sans transition, un billet où il serait question de chocolat. Il fallait autre chose. Déjà revenir sur le football, le football professionnel s'entend car le jeu de ballon amateur, celui pratiqué dans plein de petits clubs par des plus grands et des enfants conserve à mes yeux toute sa valeur. Oui, je sais, je suis, j'ai toujours été une sale gosse ! J'ai pratiqué le sport. La natation à haute dose, le cyclisme où j'avais parait-il des talents de "grimpeuse" et le football... Oui, le football féminin dans une petite troupe de joyeuses copines venues des quatre coins de la France qui se retrouvaient le temps du mois d'août sur la plage de Pentrez (Finistère) pour en découdre avec nos rivaux bretons ! Je vous laisse deviner où je suis sur ces photos de 1972. Je pense que vous n'aurez aucun mal. Sinon, dire que je suis en colère après Canalblog car passée en nom de domaine, je n'ai plus le même "confort" d'édition et il se pourrait qu'un beau matin, un jour où j'aurai du temps pour jouer au geek, j'opère un transfert sur WP. Affaire à suivre et bonne journée !
"REVONS PLUS GRAND"...

Je ne suis pas fan de football, ni de rugby au demeurant. Je n'aime pas le football professionnel parce qu'il draine trop d'argent jusqu'à en devenir écoeurant. Ecoeurant comme tous les débordements,hier soir, au Trocadéro. Ecoeurant comme ces émissions télévision où toutes les stars du ballon rond se succèdent devant un micro pour débiter des propos creux et lénifiants. Ecoeurant comme ces journalistes dits sportifs et autres instances qui veulent avoir l'air et n'ont pas l'air du tout à se gargariser et se masturber les quelques neurones qu'ils ont pour savoir si "psychologiquement" tel ou tel "garçon" sera assez offensif pour entrainer son équipe à la victoire. Ecoeurant comme tous les propos entendus en début d'après-midi dans la voiture de mon conducteur de travaux sur RMC où un certain Eric Brunet invite ses auditeurs et des politiques à débattre autour d'un sujet si possible brûlant. Alors évidemment, ce midi, il était question du carnage, hier, en marge d'un trophée "footballistique"... Quel joli néologisme, tout de même ! J'ai même entendu, tout à fait abasourdie un homme prôner le port de l'arme à feu pour tirer à vue sur ces "voyous" en pleine exaction. Ok, Taubira et Valls sont peut être un peu trop laxistes mais de là à en venir à la guérilla dans un pays dit des droits de l'homme, où allons-nous ? La police, la justice, la Mairie de Paris... mais curieusement pas les qataris... chacun se renvoie la balle. Voici une troisième mi-temps, peu festive, pitoyable qui donne de notre pays et de Paris aux étrangers, aux touristes pillés dans leurs autocars, à ceux blessés par des éclats de verre en terrasse un image bien pitoyable. Comme si on avait besoin de ça ? Un seul auditeur, le plus jeune, 29 ans a dit ce que je venais de dire à mon collègue quelques minutes plus tôt. "Nous sommes tous responsables" à commencer par nous contribuables. Car qui va payer la facture de tous ces dégâts engendrés par une pseudo fête un peu mégalo autour d'un sport de ballon ? Nous, vous, moi dans nos impôts ! Oui, comme le dit ce slogan du Paris Saint Germain "rêvons plus grand"... mais rêver à quoi dans une nation où tout fout le camp !
Edit : merci HelloCoton pour cette Une Humeur !
NOUVELLE ADRESSE

C'est imperceptible. Certains d'entre vous n'ont rien remarqué. Ce n'est pas même un déménagement. Je suis juste passée du statut de locataire à celui de propriétaire. Les meubles n'ont pas bougé d'un pouce. Dix mois et 13 jours, l'Esprit Faubourg s'est offert son nom de domaine. Le transfert s'est effectué en silence et en douceur. Les liens, les abonnements sont, en principe, acheminés vers cette nouvelle URL. Toutefois, au cas où un flou persisterait, je ne reprendrai le cours de mes publications que dans quelques jours, le temps que chacun raccroche les wagons et note cette nouvelle adresse :
A très bientôt !
LAWRENCE D'ARABIE au LOUXOR

De ce chef d'oeuvre aux 7 oscars et le Louxor fraîchement rénové, je ne sais pas lequel était la vedette jeudi soir à Barbès-Rochechouart. N'ayant jamais vu Lawrence d'Arabie dans son intégralite (3H23), je me suis dépêchée de réserver mes places dès l'annonce de cette projection exceptionnelle et unique, jeudi 8 mai à 20 heures dans la Salle Youssef Chahine !




Après une belle balade dans le flot des touristes autour du Sacré Coeur, je suis arrivée en avance. Bien m'a pris car la queue, malgré les billets réservés sur internet, s'étirait en longue file sur le Boulevard Magenta ! Le temps de faire connaissance avec ce hall atypique compte tenu de l'implantation du bâtiment en angle de rue. Promesse faite de revenir pour goûter au plaisir du café en terrasse...




C'est dans un recueillement presque religieux que 350 cinéphiles vont accéder à cette salle nouvellement mytique à Paris. Eblouissement garanti. On photographie avant de se précipiter pour choisir sa place. Je salue mentalement le travail de celui de mes confrères en charge des peintures. Je m'étonne de certains détails sur le plan acoustique. Il faut que je m'informe si je veux être professionnellement dans le coup. Et puis, avec un léger retard, un écran bleu nous souhaite la bienvenue. On essuie un peu les plâtres mais c'est grisant !

Le responsable des lieux vient au-devant de la scène nous souhaiter une bonne séance et nous informer qu'il y aura un entracte où comme au bon vieux temps des esquimaux seront vendus ! Un murmure de joie enfantine circule entre les rangs et de fait, il y aura pénurie de glaces... Une oasis dans ce film admirable avec des acteurs exceptionnels dans un désert d'Arabie brûlant et aride. Nous sommes tous sous l'emprise des yeux bleus de Peter O'Toole, du jeu et de l'humour d'un Omar Sharif sémillant autant que touchant. 3H23 bien vite passées sans un baillement !


Minuit a largement sonné aux clochers de la Capitale quand nous sortons éblouis par mille étoiles sur le Boulevard Rochechouart. Une autre star brille de tous ses feux sur sa butte... Le Sacré Coeur magique. Je ne suis pas garée loin. Quelques épiceries sont encore ouvertes. Des badauds, des gens en terrasse. Paris reste reine la nuit et voyez-vous, pour les réticents d'un ciné en soirée à Barbès, j'ai trouvé le quartier beaucoup moins inquiétant à cette heure avancée que l'avenue Foch dévalée pour rejoindre l'autoroute... Le 19 mai, ça sera au tour de John Wayne de nous jouer le coup de l'Homme Tranquille. Affaire à suivre car c'est un film que j'adore et il n'est pas exclu que je retourne au Louxor... avec un verre en terrasse !
RENVERSANT !

Oui, renversant ce cake chocolat corsé et griottes signé Cyril Lignac au point que ce Bouddha rapporté du Cambodge par mon fils a failli perdre toute sa zénitude lorsque j'ai pris cette photo ! Le dernier pour la route me suis-je jurée car figurez-vous je me suis mise sévèrement au régime depuis la dernière miette de ce gâteau qui déchire facile à faire à moindre coût !
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225 grammes de farine
100 grammes de sucre
3 oeufs
100 grammes de beurre
1 sachet de levure chimique
3 cuillères à soupe de lait
1 tablette de chocolat noir corsé
1 petit bocal de cerises dénoyautées
Faire fonde au bain-marie le chocolat et le beurre. Dans une jatte mélanger la farine, le levure, le sucre. Ajouter la pommade au chocolat, les oeufs, le lait et, délicatement les cerises. Mettre à four chaud 40/45 minutes thermostat 200°. Bien surveiller le croûte du gâteau pour qu'il ne se déssèche pas. Au besoin couvrir à mi-cuisson d'une feuille d'aluminium pour lui conserver son moelleux. Bien entendu, les gourmands pourront le déguster avec une boule de sorbet ou des fruits frais. C'est un plaisir des dieux ! Ce n'est pas Bouddha qui me contredira. Bon dimanche à tous.
LE TEMPS de L'AVENTURE

Vous vous rendez compte ?! Ce film de Jérôme Bonnell est ma première toile de l'année 2013 et on est au mois de mai ! Boulevard du Montparnasse, 10 heures du matin, entre deux rendez-vous décalés, l'un plus tôt, l'autre plus tard. J'avais lu beaucoup de positif concernant ce film. Le couple formé à l'affiche par Emmanuelle Devos et Gabriel Byrne me semblait attirant. Je n'aime pas les héros trop glamours ou trop lisses. J'aime les histoires d'amour sans bling-bling et sans botox dedans.
Alix est comédienne. Elle court le cachet. Au petit matin blême, elle quitte Calais (tiens, ça me parle...) pour rejoindre Paris où l'attend une audition et accessoirement, un appartement avec une vie dedans mais aussi, Antoine son compagnon. Il n'est s'agit pour elle que d'un aller-retour express entre deux représentations.
Dans le train, son regard croise celui d'un homme sexagénaire fort élégant qui se rend comme elle à Paris - on le saura après - à un enterrement. Débarquée Gare du Nord, Alix butte sur tout. Elle butte sur les automates bancaires qui refusent de lui délivrer la moindre monnaie car elle est à sec. Elle butte sur un appartement où le vide la désarçonne. Elle butte sur le répondeur téléphonique de son compagnon aux abonnés absents. Elle butte sur le mots à son audition.
Dans le métro, le regard qu'elle pose sur ses contemporains la désespère. Elle s'éjecte de la rame et consulte un plan. C'est à l'Eglise Sainte Clotilde qu'elle se rend instinctivement. Eglise qui sonne le glas d'un enterrement et le signe du ralliement puisque dans la foule, elle cherche cet inconnu qui avant de quitter le train, en anglais, lui a demandé le plus court chemin pour venir là...
Le temps de l'aventure, c'est une histoire d'amour vouée à être sans lendemain, un jour d'été, un 21 juin, une Fête de la Musique dans un Paris sans aucune fausse note tel que nous le connaissons. C'est certainement qui rend ce film si crédible et si émouvant... Oui, si émouvant que je me suis trouvée heureuse d'être happée à la sortie par le brouhaha sur le boulevard du Montparnasse !
Ma conclusion : un beau film sans bling-bling et sans botox dedans à voir absolument !
100 %

100ème moisson de mots chez Olivia. Je n'allais pas rater ça! La règle du jeu pour la circonstance a été modifiée. Notre texte doit commencer par cent et terminer par sang... Elle a de la suite dans les idées Olivia (voir son tag...) Puis à la suite du mot "désir" chacun d'entre nous a donné un mot évoqué à partir du précédent. A la suite de "croquer", j'ai proposé pécher. Dans les commentaires, beaucoup d'enthousiasme autour de cette formule inédite. J'ai profité de ce long weekend (pluvieux) pour trouver l'inspiration.... Les mots sont :
désir – pulsion – résister – prison – promiscuité – voisinage – désespérant – politique – correct – politesse – éducation – limite – frissonner – chair – croquer – pécher – jardin – Empyrée
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Cent jours. Cela faisait 100 jours qu'il était président de cet état en piteux état que ses prédécesseurs et ennemis sur le front de la politique lui avaient cédé au terme d'une campagne électorale un peu limite côté joutes verbales et autres débats. Franchissant le perron de ce bel hôtel particulier, emblème de la République avec à son bras cette rousse incendiaire qui depuis des années faisait frissonner son coeur et sa chair, il avait cru atteindre l'Empyrée. Quelle sinistre déconvenue ! Cent jours ou "état de grâce" comme on dit "normalement".
Désespérant. Il se sentait dans ce palais comme en prison en but au voisinage quasi constant de tous les corps d'armée, la "Grande Muette" avait des yeux partout. Il ne pouvait plus céder à aucune pulsion comme celle de culbuter sa compagne, à même l'herbe bien verte et coupée au cordeau dans le jardin, seul hâvre de paix dans cette grande maison !
Oui, il s'était laissé aller à pécher... Péché d'orgeuil ou comment croquer la pomme. Lui qui s'était imaginé vainqueur de toutes les turpitudes, ardent défenseur des droits des opprimés, de la veuve et de l'orphelin, des chômeurs en fin de droit. Il se voyait tel Saint Michel terrasser le dragon d'un capitalisme sans foi, ni loi, aveugle et sourd au politiquement correct !
Son désir de bien faire s'était trouvé refoulé et sa côte de popularité chutait dans les sondages. S'étaient envolées ses dernières illusions et ses rêves les plus fous de recueillir 100% de bonnes opinions au terme d'un mandat mené tambour battant ! Comment résister à une telle lame de fond ? Comment vivre dans la promiscuité de conseillers obscurs qui tapis derrière une politesse de façade, ricanaient dans son dos de le voir gêné aux entournures.
Tous ses ministres, sans exception, avec à leur tête ce trublion nommé il y a peu à l'Education n'étaient animés que du feu de leur ambition, celle de lui piquer sa place et ses fonctions. Ils poussaient par leur inaction les syndicats et tous les mécontents à entrer en rebellion. Lui parvenaient du front de bien tristes échos selon lesquels dans quelques semaines, le pays enflammé par la furie et les exactions serait à feu et à sang !
Et selon la formule consacrée... toute ressemblance avec des personnages ou des faits ayant existé ne serait que fortuite !



