LES VIOLONS DU DIABLELu cet excellent polar juste avant les fêtes. Prix 2005 du Quai des Orfèvres amplement mérité pour son intrigue, ses personnages et la finesse de l'écriture de son auteur, Jules Grasset. Polar, certes, mais non dénué de poésie pour une enquête du Commissaire Mercier autour de l'assassinat d'un écclésiastique, grand prêcheur et bel orateur de la Paroisse Saint Louis en l'Ile. Autour de lui, glissent des personnages discrets à la personnalité subtile comme cette jeune virtuose violonniste qui charme de son archet les messes de la petite église. Et puis cette vieille bigote, logeuse de l'abbé passé à trépas et de la musicienne.
Pourtant, loin de nous assoupir dans les vapeurs d'encens, le narrateur nous entraine de l'autre côté de la Seine, au Quai des Orfèvres où on est davantage préoccupé par l'évasion annoncée à grands fracas d'un malfrat embastillé à la Santé qui jure de se venger d'une prostituée devenue indic que du meurtre d'un abbé !
C'est avec une belle habileté que Jules Grasset noue et dénoue les deux affaires sans s'emmêler les pieds. On suit sans se perdre le Commissaire et son truculent divisionnaire dans un décor parisien et une psychologie du crime proches de l'atmosphère de Jules Maigret.
En résumé, j'ai eu plaisir à lire ce livre et, je suis heureuse, au sortir des fêtes, de renouer ce matin, avec ma rubrique "bouquins" !